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Edito
Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte.
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Île de la Désirade
Oscar et la dame rose »
Publié par renal dans Extraits de livres
EXTRAIT DU LIVRE DE ERIC-EMMANUEL SCHMITT « Oscar et la dame rose »
Résumé : Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Mamie Rose, la « dame rose » qui vient lui rendre visite à l’hôpital des enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours concasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut être les douze derniers. Mais grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.
Extraits : « On m’appelle Crâne d’œuf, j’ai l’air d’avoir sept ans, je vis à l’hôpital à cause de mon cancer et je ne t’ai jamais adressé la parole parce que je crois même pas que tu existes, seulement si j’écris ça, ça la fout mal (Mamie Rose), tu vas moins t’intéresse à moi. Or j’ai besoin que tu t’intéresse. » « Mamie Rose, je ne te la présente pas, Dieu, c’est une bonne copine à toi, vu que c’est elle qui m’a di de t’écrire » « Si tu dis « mourir » dans un hôpital, personne n’entend. Tu peux être sûr qu’il va y avoir un trou d’air et que l’on va parler d’autre chose. J’ai fais le test avec tout le monde. » « - Mamie Rose, j’ai l’impression que personne ne me dit que je vais mourir. Elle me regarde. – pourquoi veux-tu qu’on te le dise si tu le sais Oscar ! »
« J’ai l’impression Mamie Rose, qu’on a inventé un autre hôpital que celui qui existe vraiment. On fait comme si on ne venait à l’hôpital que pour guérir. Alors qu’on y vient aussi pour mourir. » « Tu as raison, Oscar. Et je crois qu’on fait la même erreur pour la vie. Nous oublions que la vie est fragile, friable, éphémère. Nous faisons tous semblant d’être immortels. » « Le docteur a dit à mes parents que j’allais mourir et ils se sont enfuis. Je les déteste. »
« Dieu j’ai un truc à te demander, je serais d’accord pour une petite visite. Une visite en esprit. Je trouve ça très fort. J’aimerai bien que tu m’en fasses une. Je suis ouvrable de huit heures du matin à neuf heures du soir. Le reste du temps je dors. Mais parfois dans la journée je pique des petits roupillons à cause des traitements. Mais si tu me trouves comme ça, n’hésite pas à me réveiller. Ca serait con de se rater à une minute près. »
« - Réfléchis Oscar. De quoi te sens-tu le proche ? D’un Dieu qui n’éprouve rien ou d’un Dieu qui souffre ? - De celui qui souffre évidement. Mais si j’étais lui, si j’étais Dieu, si, comme lui, j’avais les moyens, j’aurais évité de souffrir. - Personne ne peut éviter de souffrir. Ni Dieu, ni toi. Ni tes parents ni moi. - Bon d’accord. Mais pourquoi souffrir ? - Justement il y a souffrance et souffrance. Regarde mieux son visage (celui du Christ). Observe. Est-ce qu’il a l’air de souffrir ? - Non c’est curieux il n’a pas l’air d’avoir mal. - Voilà. Il faut distinguer deux peines, mon petit Oscar, la souffrance physique et la souffrance morale. La souffrance physique, on la subit. La souffrance morale, on la choisit. - Je ne comprends pas. - Si on t’enfonce des clous dans les poignets ou les pieds, tu ne peux pas faire autrement que d’avoir mal. Tu subis. En revanche, à l’idée de mourir, tu n’es pas obligé d’avoir mal. Tu ne sais pas ce que c’est. Ca dépend donc de toi. »
« Les gens craignent de mourir parce qu’ils doutent de l’inconnu. Mais justement, qu’est-ce que l’inconnu ? Je te propose Oscar, de ne pas avoir peur mais d’avoir confiance. Regarde le visage de Jésus sur la croix : il subit la peine physique mais il n’éprouve pas de peine morale car il a confiance. Du coup les clous le font moins souffrir. Il se répète : ça fait mal mais ça ne peut pas être mal. Voilà c’est çà le bénéfice de la foi. Je voulais te le montrer. »
« Que reproches-tu à tes parents ? - Ils ont peur de moi. Ils n’osent pas me parler. Et moins ils osent, plus j’ai l’impression d’être un monstre. Pourquoi est-ce que je les terrorise ? Je suis si moche que ça ? Je pue ? Je suis devenu idiot sans m’en rendre compte ? - Ils n’ont pas peur de toi, Oscar. Ils ont peur de la maladie. - Ma maladie ça fait partie de moi. Ils n’ont pas à se comporter différemment parce que je suis malade. Ou alors ils ne peuvent aimer qu’un Oscar en bonne santé ? - Ils t’aiment, Oscar ils me l’ont dit - Tu sais Oscar tu vas mourir, un jour. Mais tes parents, ils vont mourir aussi. Oui ils vont mourir aussi. Tout seul. Et avec le remord terrible de n’avoir pas pu se réconcilier avec leur seul enfant, un Oscar qu’ils adoraient. - Dites pas des choses comme ça Mamie Rose, ça me fout le cafard. - Pense à eux, Oscar. Tu as compris que tu allais mourir parce que tu es un garçon très intelligent. Mais tu n’as pas compris qu’il n’y a pas que toi qui meurs. Tout le monde meurt. Tes parents un jour, moi, un jour. - Oui, mais enfin tout de même je passe devant. - C’est vrai. Tu passes devant. Cependant est-ce, sous prétexte que tu passes devant, tu as tous les droits ? Et le droit oublier les autres ? - J’ai compris Marie Rose. Appelez –les. »
« J’ai essayé d’expliquer à mes parents que la vie, c’était un drôle de cadeau. Au départ, on le surestime, ce cadeau : on croit avoir reçu la vie éternelle. Après on le sous-estime, on le trouve pourri, trop court, on serait presque prêt à le jeter. Enfin on se rend compte que ce n’était pas un cadeau, mais juste un prêt. Alors on essaie de le mériter. Plus on vieillit, plus faut faire preuve de goût pour apprécier la vie.
« Les trois derniers jours, Oscar avait posé une pancarte sur sa table de chevet. Je crois que cela te concerne. Il y avait écrit : « Seul Dieu a le droit de me réveiller. »
Socrate Jésus Bouddha »
Publié par renal dans Extraits de livres
EXTRAIT DU LIVRE DE FRÉDÉRIC LENOIR « Socrate Jésus Bouddha »
« La vrai question qui se pose à nous est la suivante : l’être humain peut-il être heureux et vivre en harmonie avec autrui dans une civilisation entièrement construite autour d’un idéal de l’ « avoir » ? Non, répondent avec force le Bouddha, Socrate et Jésus. L’argent et l’acquisition de biens matériels ne sont que des moyens, certes précieux, mais jamais une fin en soi. Le désir de possession est, par nature, insatiable. Et il engendre frustration et violence. L’être humain est ainsi fait qu’il désire sans cesse posséder ce qu’il n’a pas, quitte à le prendre par la force chez son voisin. Or, une fois ses besoins matériel essentiels assurés : se nourrir, avoir un toit et de quoi vivre décemment, l’homme a besoin d’entrer dans une autre logique que celle de l’ « avoir » pour être satisfait et devenir pleinement humain : celle de l’ « être ». Il doit apprendre à se connaître et à se maîtriser, à appréhender le monde qui l’entoure et à le respecter. Il doit découvrir comment aimer, comment vivre avec les autres, gérer ses frustrations, acquérir la sérénité, surmonter les souffrances inévitables de la vie, mais aussi se prépare à mourir les yeux ouverts. Car si l’existence est un fait, vivre est un art. Un art qui s’apprend, en interrogeant les sages et en travaillant sur soi. « Parmi les points communs de leur vie, l’un d’entre eux est assez singulier et mérite d’emblée d’être souligné : le Bouddha, Socrate et Jésus n’ont laissé aucune trace écrite. »
« Le Bouddha, Socrate et Jésus sont les fondateurs de ce que j’appellerais un « humanisme spirituels»
« Les enseignements de Bouddha, Socrate et Jésus ont traversé les siècles et les millénaires sans prendre une ride. Cela s’explique très certainement par l’exemplarité de leur vie, par le caractère profondément novateur de leur pensée en regard des opinions dominantes de leur époque et par la portée universelle de leur message. Il me semble cependant qu’un autre facteur a contribué au rayonnement de leur pensée et de leur personnalité aussi bien auprès de leurs disciples immédiats qu’auprès de tous ceux qui les ont aimés et suivis à travers les siècles. Ce facteur, c’est l’art d’enseigner, qu’ils ont porté à la perfection. »
Leurs discours frappaient ceux qui les écoutaient non parce qu’ils étaient des orateurs exceptionnels ayant acquis une technique quelconque, mais parce qu’ils savaient parler un langage de vérité et qu’ils trouvèrent les mots pour exprimer une authentique expérience de la sagesse
Chacun pourtant avait sa manière propre de discourir et d’enseigner : Socrate à travers le questionnement et l’ironie, Bouddha, par l’autorité de ses sermons et son regard acéré sur le monde, Jésus, par la force mêlée de douceur de ses enseignements et de ses gestes. Et tous trois ont traversé les siècles en raison de ce parfum d’authenticité et de cette exigence de vérité qui se dégagent de leur vie et de leurs paroles
La recherche de la vérité conduit à la vraie liberté : liberté de l’individu qui s’émancipe à l’égard de la tradition, de l’autorité ou des opinions dominantes de la société ; mais aussi surtout liberté intérieure de l’être humain qui apprend, grâce à cette vérité, à se connaître et à se dominer
« C’est à chaque individu que s’adresse Socrate, c’est sur chaque individu qu’il parie en affirmant que chacun peut se parfaire, devenir vertueux et sage. Car pour lui la voie de la vertu et de la sagesse est, celle de la connaissance. Socrate est convaincu qu’un homme éclairé, un homme qui « se connaît lui-même », ne peut pas choisir le mal. »
« Jésus appelle ses disciples au même retournement ; « Le Royaume de Dieu est à l’intérieur de vous » proclame t-il. Il les incite à aller vers eux-mêmes, à chercher Dieu et la vérité au plus profond de leur cœur et de leur conscience, et non pas simplement à travers l’observance du rite. »
« Jésus dit : le véritable temple, c’est le for intérieur de l’être humain, son cœur et son esprit où il rencontre Dieu. Et c’est en écoutant la voix intérieure de sa conscience éclairée par l’Esprit de Dieu qu’il agira de manière vraie, juste et bonne. »
Mais au-delà de la liberté de choisir, le Bouddha, Socrate et Jésus insistent sur un point essentiel : la véritable liberté intérieure, celle que l’on acquiert progressivement en faisant un travail sur soi, en progressant dans la connaissance, en écoutant la voix de l’Esprit. Si ces trois maîtres de sagesse entendent libérer l’individu des chaînes du groupe et du poids de la tradition, ce n’est pas simplement pour le rendre politiquement autonome. C’est pour qu’il puisse accomplir un chemin de libération intérieure. Car aussi précieuse soit-elle, la liberté politique ne sert à rien si elle ne permet pas à chacun, par ce cheminement personnel, de sortir de l’esclavage le plus profond qui soit ; pour Socrate l’ignorance, pour Jésus, le péché ; pour le Bouddha, le désir-attachement.
Aux yeux de Bouddha, en effet, la vraie liberté est celle que chaque être humain doit acquérir en combattant ses passions, ses désirs, ses envies, qui sont, de son enseignement, nous l’avons vu, tient en ces quatre vérités sur la soif et l’attachement qui lient l’individu à la ronde infernale des renaissances.
Pour Socrate, le pire des maux n’est pas le désir-attachement, mais l’ignorance. C’est elle qui est cause de tous les maux : l’erreur, l’injustice, la méchanceté, la vie déréglée toutes choses qui font du tort à autrui, mais surtout à soi-même. C’est par ignorance, en somme, que les hommes font leurs propres malheurs. » Il est donc de toute nécessité, que l’homme tempéré qui, ainsi que nous l’avons vu, sera juste, courageux et pieux, soit un homme parfaitement bon, et que l’homme bon agisse bien et noblement dans tout ce qu’il fait, et que celui qui agit bien connaisse félicité et bonheur ; et que le méchant qui agit méchamment soit malheureux (Gorgias,507bc-c7)
Le message de Jésus entre encore une fois en résonnance avec ceux de Socrate et de Bouddha : « Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples et vous connaîtrez la vérité et la vérité vous libérera » promet-il à ceux qui l’écoutent (Jean, 8, 33-36)
Profonde similarité entre l’enseignement de Jésus et ceux de Socrate et du Bouddha : la gravité du péché n’est pas liée à la faute en soi, mais à l’intention qui y préside, et à son caractère plus ou moins volontaire. Plus la faute est consciente et intentionnelle, plus elle est lourde et asservit celui qui la commet à ses pulsions, à ses passions, à son orgueil ou à sa son égoïsme. A l’inverse, lorsqu’on commet une faute par ignorance ou par passion aveugle, elle est davantage pardonnable.
Le Bouddha, Socrate et Jésus s’accordent donc pour affirmer que l’homme ne naît pas libre, qu’il le devient. Il le devient en sortant de l’ignorance, en apprenant à discerner le vrai du faux, le bien du mal, le juste de l’injuste ; en apprenant à se connaître, à se maîtriser, à agir avec sagesse. Et pour Jésus, cette formation n’est pas seulement morale, elle ne s’acquiert pas seulement par l’éducation, l’expérience, la connaissance rationnelle, mais aussi par la foi et par la grâce divine qui instruit tout être humain en son propre cœur.
Quel est le couronnement de la vie morale et spirituelle, l’essentiel qui doit être mis en pratique ? Pour Socrate la vertu suprême est la justice. Pour Bouddha, la compassion. Pour Jésus, l’amour.
Le plus grand de tous les maux affirme Socrate : est de commettre une injustice. Commettre l’injustice est en effet le pire des crimes : non seulement parce qu’il rend impossible la vie en société, mais aussi parce qu’il souille l’âme de celui qui la commet. Un homme qui a découvert la vérité, un homme bon, un homme vertueux, ne peut être injuste et se doit de se plier aux lois de la cité. Il faut mieux subir l’injustice que de la commettre.
On ne peut qu’être troublé devant la similitude entre la mort de Socrate et celle de Jésus : l’un et l’autre auraient pu fuir, et ont refusé. L’un et l’autre ont accepté de subir une injustice morale et une sanction aussi terrible qu’injuste pour ne pas se soustraire à la justice politique de la cité. L’un comme l’autre s’en remettent aux Dieux ou à Dieu comme seule véritable instance de jugement.
Pour Socrate, tous les citoyens sont égaux devant la loi. Le Bouddha affirme que chaque individu subira la loi de rétribution du Karma, quelle que soit sa condition. Et pour Jésus, tous les êtres humains sont égaux devant Dieu, qui les jugera non en fonction de leur statut social, ou même de leur religion, mais uniquement d’après l’intention de leurs actes et leur amour du prochain.
L’enseignement de Socrate, Bouddha et Jésus a aussi une dimension égalitaire : tout être humain peut effectuer un chemin spirituel, chercher la vérité, devenir libre, accéder à la connaissance véritable et au salut ; nous sommes tous égaux face à l’énigme de l’existence, face à la mort, face à la nécessité et aux difficultés de se connaître et de travailler sur soi.
Pour le Bouddha et pour Jésus, il y a une double vertu plus importante encore que la justice : l’amour désintéressé et la compassion.
Jésus montre que l’amour et la compassion sont au-dessus de la justice. Il faut certes qu’il y ait des règles, des lois, de bornes, et nulle part il n’en conteste la nécessité, amis pour lui, l’application de la justice doit se faire avec miséricorde, en tenant compte de chaque personne, de son histoire, du contexte, mais aussi de l’intention, de ce qui se passe dans l’intimité de l’âme, que nul ne peut sonder et encore moins condamner de l’extérieur.
L’amour comme le soutient Socrate, est un élan, une force qui nous meut, mais elle n’est en rien une vertu, puisque la vertu est un couronnement, une qualité stable de l’âme. L’amour peut conduire au meilleur comme au pire. On peut se sacrifier par amour, on peut aussi tuer par amour. On peut s’attacher par amour à ce qui nous fait du mal comme à notre plus grand bien. L’amour en soi n’est ni un vice, ni un bien ni un mal. L’amour est cette force universelle aveugle qui nous pousse sans cesse à rechercher quelque chose qui nous manque, et qui demande à être éduquée, maîtrisée et ordonnée.
Jésus affirme que Dieu aime tous les hommes d’un amour totalement désintéressé et inconditionnel. Et son amour devient le modèle dont les hommes doivent s’inspirer pour aimer Dieu et leur prochain.
Jésus explique que, lorsque l’amour divin, donné par grâce avec la coopération de l’homme, s’enracine dans les cœurs, il cesse d’être un effort. Il coule telle « une source vive », il rend libre, heureux, joyeux. Ce n’est plus le plaisir lié à la satisfaction du désir. C’est la joie du don. Une expérience que chacun peut faire : la joie de donner gratuitement, sans rien attendre en retour, pas même un remerciement ou un signe de gratitude.
Le propre de l’égoïsme, qui est universel, c’est de toujours vouloir s’affirmer davantage, quitte à dominer l’autre ; c’est la volonté d’affirmation de soi et de puissance qui est à l’origine de toutes les tyrannies et de toutes les guerres.
La compassion du Bouddha est encore plus universelle que celle du Christ, puisque c’est à tout être vivant que s’adresse son enseignement salvateur. En cela, il va plus loin que Jésus et Socrate, qui demeurent cantonnés à un horizon anthropocentrique. L’une des conséquences qui découlent de la pensée du Bouddha est un profond respect pour les animaux et la nature dans sa totalité. Ce respect qui imprègne la tradition bouddhiste est loin d’être partagé par la tradition occidentale grecque et judéo-chrétienne, où la compassion à l’égard de la souffrance animale est quasi absente
Pour conclure ce livre, je pourrais dire que Socrate, Jésus et Bouddha ont été mes trois principaux éducateurs. Loin de s’opposer, ils n’ont cessé, dans mon esprit et dans ma vie, de renvoyer l’un à l’autre. Chacun à sa manière, ils m’ont donné la force de vivre pleinement, les yeux ouverts, en communion joyeuse ave tant d’autres humains de culture et de religions diverses. Ils m’ont aussi appris à accepter mes limites et mes pauvretés, tout en me montrant sans cesse la voie d’un nécessaire progrès. La vie est courte, mais le chemin de la sagesse est long ! Dans la vision de sagesse qui est celle de nos trois maîtres, le vrai et le bien coïncident. La connaissance du vrai n’a de sens que si elle nous permet d’agir de manière bonne. C’est pourquoi les messages du Bouddha, de Socrate et de Jésus, est, de manière ultime, un message éthique. Une vie réussie est une vie qui a mis la vérité en pratique. D’où l’importance de leur propre témoignage : ils ont marqués des générations d’homme et de femmes, et s’ils sont encore si crédibles à nos yeux, c’est parce qu’ils ont mis lémur enseignement en pratique. Ils ont témoigné par leurs actes de pertinence de leur message. Et ce qui importe le plus pour eux, c’est la transformation de leurs auditeurs..
Citations littéraires et amoureuses
Publié par renal dans CITATIONS LITTERAIRES ET AMOUREUSES
citations littéraires et amoureuses
« L’amour, panique de la raison, Se communique par le frison. » (Victor Hugo)
« S’emparer d’un cœur qui n’a pas l’habitude des attaques, C’est entrer dans une ville ouverte et sans garnison. » (Alexandre Dumas, Fils)
« Écouter la chanson bien douce Qui ne pleure que pour vous plaire. Elle est discrète, elle est légère : Un frisson d’eau sur de la mousse ! » (Paul Verlaine)
« Voici des fruits, des fleurs, des feuilles et des branches Et puis voici mon cœur qui ne bat que pour vous. Ne le déchirez pas avec vos deux mains blanches Et qu’à vous yeux si beaux l’humble présent soit doux. » (Paul Verlaine)
« Un baiser, mais à tout prendre, qu’est-ce que c’est ? Un serment fait d’un peu plus près, une promesse Plus précise, un aveu qui veut se confirmer, Un point rose qu’on met sur l’i du verbe aimer ; C’est un secret qui prend la bouche pour oreille. » (Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac)
« La prudence et l’amour ne sont pas faits l’un pour l’autre A mesure que l’amour croît, la prudence diminue » (Alfred de Musset)
« Tu trouveras, dans la joie ou la peine, Ma triste main pour soutenir la tienne, Mon triste cœur pour écouter le tien. (Alfred de Musset)
« Chacun de nous a sa blessure : j’ai la mienne Toujours vive, elle est là, cette blessure ancienne. Elle est à, sous la lettre au papier jaunissant Où l’on peut voir encore des larmes et du sang ! » (Edmond Rostand Cyrano)
« Il y a dans la jalousie plus d’amour propre que d’amour (La Rochefoucauld)
« Un homme éclate contre une femme qui ne l’aime plus, Et se console ; une femme fait moins de bruit quand elle est Quittée, et demeure longtemps inconsolable. » (Jean de la Bruyère)
« Les larmes sont un don. Souvent les pleurs, après l’erreur ou l’abandon, Raniment nos forces brisées. » (Victor Hugo)
« La nuit, quand de si loin le monde nous sépare, Quand je rentre chez moi pour tirer mes verrous, De mille souvenirs en jaloux je m’empare ; Et là, devant Dieu, plein d’une joie avare, J’ouvre comme un trésor, mon cœur tout plein de vous. (Alfred de Musset)
« Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; A défaut du pardon, laisse venir l’oubli. » (Alfred de Musset)
« Pardonnez beaucoup de choses, oubliez-en un peu. » (Victor Hugo)
Un Noël de rêve »
Publié par renal dans Extraits de livres
EXTRAIT DU LIVRE DE GLENN BECK « Un Noël de rêve »
Avant de partager avec vous quelques extraits, je voudrais vous parler un peu de l’histoire.
A 12 ans, le jeune Eddie, rêve que d’une chose : un vélo pour Noël. Il sait bien que la vie est dure depuis la mort de son père, mais il veut croire que sa mère fera tout pour mettre le vélo rouge de ses rêves au pied du sapin. Le matin de Noël, la déception est immense ; il n’y a qu’un seul paquet, qui contient un pull tricoté main par sa maman. Déçu et frustré, en colère, Eddie devra parcourir un long chemin en butte avec lui-même et sa famille, avant de comprendre les sens profond de ce simple cadeau. Grâce à l’aide d’un mystérieux voisin, Russel, et à l’amour de ses grands parents, Eddie finira pas découvrir la vraie richesse de Noël.
« C’est bizarre comme une vie peut basculer en rien de temps. Quelques années auparavant, l’argent avait été le cadet de mes soucis. Aujourd’hui, il occupait toutes mes pensées. Quelques années auparavant j’avais encore un père. Aujourd’hui je n’en n’avais plus. Quelques années auparavant, j’adorais chanter des chants de Noël avec ma mère à chaque réveillon. Aujourd’hui c’est un supplice. »
« La vie est ce que tu en fais. Tu auras toujours de l’amusement et des rires sous les yeux si tu te donnes le peine de les ouvrir et bien regarder. »
« La plupart du temps, on est tellement focalisés sur ce qu’on croit vouloir qu’on ne voit pas à quel point on est déjà heureux. C’est quand on oublie ses problèmes et qu’on aide les autres à oublier les leurs qu’on se rend compte de ce que l’on a vraiment. »
« Je sais que tout est difficile depuis la mort de ton papa. Mais c’est valable pour moi aussi. Tu vas devoir comprendre que rien n’arrive par hasard. C’est à toi d’en trouver les raisons, d’en tirer les leçons, et de les laisser te guider là où tu es censé aller. »
« Soit tu passes ton temps à te plaindre des difficultés de la vie, soit tu te rends compte que c’est toi seul le responsable. Tu as le choix : est-ce que je vais être heureux ou malheureux ? Et rien ni un pull-over ni certainement un vélo, ça c’est sûr ne changera quoi que ce soit à l’affaire. »
(La maman d’Eddie meurt le lendemain de Noël dans un accident de voiture. Eddie se retrouve seul, et est élevé par ses grands parents, sa révolte contre la vie est assez forte et il en veut au monde entier.)
« Quand vas-tu arrêter de pleurer sur ton sort ? Ce n’est pas le monde qui est contre toi, Eddie, c’est toi qui es devenu ton pire ennemie. Tu dois te rendre compte que personne n’est supposé porter un fardeau tout seul. On est tous embringués dans cette histoire ensemble. Une fois que tu auras compris que tu peux demander de l’aide, ta vie changera du tout au tout. »
« Je ne sais plus ce que tu es. Tu n’es pas encore le jeune homme que tu es supposé être, et je ne sais pas ce que tu essaies de devenir. Je sais que c’est dur, mais à travers tout ça tu vas pourtant devoir trouver ta voie. La douleur passera et, avec le temps, toi et moi nous pourrons apprendre à de nouveau rire ensemble. » (Grand-père de Eddie)
(En parlant de Dieu) « On est tous confrontés à des défis et à des épreuves, certaines plus lourdes que d’autres. Et elles sont supposées nous rendre plus forts et nous préparer pour la suite. Pas juste en vue du notre propre bien-être, mais en vue de celui de tous ceux que nous serons amener à croiser. Je ne sais pas ce qu’Il a prévu pour nous, mais ce que je sais, c’est que nous sommes supposés passer au-dessus, Eddie. Il ne nous laissera jamais en rade quelque part sans l’aide, la force et savoir nécessaire » « Tu sais que les gens sont supposés être heureux, Eddie, mais parfois, c’est dur d’y arriver si tu es devenu quelqu’un que tu n’es pas. »
« Parfois nos forces sont aussi nos faiblesses. Parfois pour être fort, il faut d’abord être faible. Il faut partager ses fardeaux ; il faut se reposer sur les autres tout en affrontant ses problèmes et soi-même. C’est difficile à faire, mais la famille est là pour offrir un abri face aux tempêtes qui soufflent dans la vie de tout un chacun. » « Eddie, on ne peut pas contrôler ce qui nous arrive, mais on peut contrôler notre façon d’y réagir. Nous sommes tous supposé être heureux. Même toi Eddie. Aussi difficile que ce soit pour toi de le croire parfois, tu es supposé être heureux. Si tu ne l’es pas, ce n’est pas la faute de Dieu, ni la mienne ni celle de quiconque. C’est la tienne. »
« Si j’avais cru que quelque chose d’aussi simple qu’un vélo pouvait te rendre heureux, mon bonhomme je t’en aurais offert un il y a bien longtemps de ça. Mais un vélo ne peut y parvenir. Aucun bien matériel ne le peut. Tu dois retourner vers ce qui t’offrira un plaisir durable et ça, ça ne s’achète pas en magasin. » « Tout le monde a besoin d’un endroit pour se poser pour réfléchir quelque temps. Le silence est important : c’est le seul moment où on peut entendre le chuchotement de la vérité. » « Le nombre de gens qui se contentent de rester à la surface sans jamais s’interroger sur le sens plus profond des choses. C’est peut être plus facile comme ça, évidement, parce que, lorsqu’on frôle la surface, on fait porter ses problèmes à la première personne que l’on croise, et ce n’est jamais soi. » « Peut être que c’est pour ça que les gens sont mal à l’aise face au silence. Ce dernier vous pousse à réfléchir, et réfléchir vous fait prendre conscience que les problèmes ne sont pas toujours causés par une tierce personne. » « Tu sais, Eddie, parfois on s’emmêle tellement les pieds dans la vie qu’on passe à côté de ce qui devrait sauter aux yeux. On se retrouve si coincés dans nos problèmes qu’on n’arrive pas à voir ce qui est juste sous notre nez. » « Tu ne vis pas dans le présent Eddie, tu vis dans le passé. La vie est ici pour qu’on la moule et qu’on lui donne la forme qu’on souhaite, mais toi tu as fais exactement le contraire ; tu as laissé la vie te mouler et te donner forme. Tu ne sais pas qui tu es vraiment parce que, pour l’instant, tu n’es personne. A l’intérieur, tu es vide. » « Tu as passé beaucoup trop de temps à te transformer en ce que tu n’es pas : une victime. Personne ne peut faire de toi une victime ; toi seul peux faire ça … et tu l’as fait. Alors qu’il y a un autre choix possible, celui d’être un survivant. » « Tout à coup, j’ai compris ! J’ai pris conscience que, petit à petit, une erreur avait mené à l’autre et je, m’étais mis sur une route dont la destination inéluctable. Le mien avait commencé à Noël, quand j’avais découvert le pull-over. Oui je sais comment je suis arrivé là. » Voilà, j’arrête ici les extraits, pour ne pas dévoiler la fin, pour laisser à ceux qui le veulent découvrir ce très beau livre jusqu’au bout.
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Mercredi 04 Novembre 2009 à 16:44

