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Vendredi 3 Juillet 2009, St Martinien
Citation du jour
  • Privilégiez la qualité plutot que la quantité. Cette règle s'applique à toutes les situations de la vie (Dalaï Lama)
    renal 
Edito

 

(Bois de Cuts dans l'Oise) 

 

 BONJOUR

  

Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte.

 

BIENVENUE SUR MON BLOG

 

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Aujourd’hui, cela fait deux ans, que je partage avec vous par l’intermédiaire de mon blog, des poèmes, des extraits, des citations, des mots, des photos, dans l’espoir que  vous trouverez quelque chose qui vous donne de l’espoir, de la joie, et l’envie de continuer.

Je vous remercie tous, de vos passages, avec ou sans commentaires.

J’espère pouvoir encore continuer à vous faire partager, ces moments, de détente, de paix, d’espoir et de joie.

 

 

 


 
Petit traité de spiritualité au quotidien

Mardi 30 Juin 2009 à 10:51

Publié par renal dans Extraits de livres

Extrait du livre d’Anselm Grün

« Petit traité de spiritualité au quotidien »

 

 

« C’est seulement si je suis réconcilié avec moi-même que je peux penser à la réconciliation avec ceux qui m’entourent et sont en conflit avec moi et avec d’autres encore. Ceux qui restent intérieurement divisés et irréconciliés susciteront  autour d’eux aussi la division. »

 

« On n’est pas obligé de se demander ce que les autres vont en penser, si ce que l’on fait correspond encore à la coutume, si l’on est satisfait aux attentes d’autrui. On a le droit de faire abstraction de ces attentes qui viennent du dehors ; de faire confiance à son cœur, à son humeur. La vie peut s’extérioriser. Or la vie  ce n’est pas toujours seulement la modération. C’est aussi  le débordement de l’excès, la spontanéité de l’enfance. »

 

« La sincérité, c’est la vertu que nous reconnaissons à l’être droit, en harmonie avec lui-même. Il vit en accord avec lui-même dans son authenticité ; il dit ce qu’il pense, il agit selon son cœur. Avec un tel être, on sait toujours où l’on en est. Il ne cache pas ni ses pensées, ni ses sentiments. Il n’a pas peur d’’être connu tel qu’il est, parce qu’il assume tout ce qu’il y a en lui. Il ne cache rien parce qu’il n’a rien à cacher, parce que tout en lui a le droit d’être.

 

Bien des gens aujourd’hui quittent la voie de leur vérité ; ils ont peur d’affronter la réalité de leur cœur. Quand il leur arrive d’être seul en face d’eux-mêmes, ils sont carrément saisis de panique : il se pourrait que surgisse alors en eux quelque chose de désagréable. Il leur faut être sans cesse occupés, toujours sous pression, tout simplement pour éviter de rencontrer leur vérité. Ce qui peut leur arriver de pire, c’est un instant où il ne se passe rien, et où cette vérité pourrait se faire jour. A celui qui élude sa propre vérité, il faut beaucoup d’énergie pour la cacher aux autres. Il ne cesse de se poser des questions sur ce que les autres peuvent bien penser de lui.

 

Un être sincère, authentique, nous oblige à affronter la vérité de notre cœur. Auprès de lui, nous ne pouvons pas nous dissimuler. Mais aussi bien n’avons-nous plus besoin de le faire ; nous trouvons le courage de montrer notre vérité telle qu’elle est.

 

Qui reconnaît sa propre vérité cesse de chercher chez autrui les fautes qui sont les siennes.

 

Le pardon vient toujours après la colère, et non pas avant elle. Pour pouvoir pardonner, il faut d’abord laisser parler la souffrance que l’autre nous a causée ; mais il ne faut pas fouiller la blessure, sous peine de se faire à soi-même du mal. C’est pourquoi la prise de conscience des la souffrance s’accompagne nécessairement d’une grande colère. La colère. La colère c’est la force de prendre du recul en face de celui qui nous a blessés. Elle nous permet de rejeter hors de nous-mêmes la cause de la blessure et de l’irritation. C’est seulement quand nous l’avons rejetée que nous pouvons nous dire : « Après tout, ce n’est qu’un être humain ; il n’est lui-même aussi qu’un enfant blessé. »

 

La liberté intérieure me dit que nul ne peut disposer de mon véritable soi. Elle me fait don de l’indépendance dans l’amitié aussi. Je ne me définis pas par rapport aux autres ; je reste moi-même. Une telle liberté est nécessaire à la réussite d’une amitié, d’un mariage. Quand deux êtres sont collés l’un à l’autre, quand ils doivent s’assurer sans cesse de ce que l’autre pense, un tel confinement empêche la relation d’accéder à la maturité. Dans tout engagement, je garde un besoin de liberté ; je m’engage librement, et dans l’engagement je reste libre, il est en moi un espace dont nul ne peut disposer.Les Anges viennent à nous sous des apparences diverses. Ils prennent la forme d’un être humain qui nous accompagne sur notre route, souvent c’est l’ami(e)  qui dit un mot après lequel tout apparaît sous un jour nouveau. Parfois c’est une enfant qui nous regarde, et qui nous fait voir combien peu d’importance ont les problèmes avec lesquels nous sommes en train de nous colleter.

 

Celui qui sait s’enthousiasmer se laisse saisir par une parole, par une rencontre, par la forêt, qu’il traverse, par la montagne qu’il gravit. Regarder un beau paysage est pour lui la source d’une émotion profonde. Il se laisse arracher à sa distance intérieure ; hors de lui, il est tout entier à ce qu’il vit dans l’instant.

 

Ceux qui savent s’enthousiasmer sont capables d’entraîner aussi les autres. Ils sont des émetteurs de vie. Avec eux, on ne reste pas ensemble toute la soirée à se lamenter sur n’importe quoi. L’enthousiasme est un feu qui jaillit d’eux. Ils ont des idées, et ils veulent nous faire partager l’enthousiasme qu’elles leur causent. Ils savent  raconter de manière entraînante ce qu’ils ont vécu, et cela c’est une source de vie et de fraîcheur.

 

Tes blessures, elles peuvent guérir et elles guériront. A vrai dire, la guérison ne signifie pas que tu cesseras tout à fait de les sentir, mais qu’elles cesseront de suppurer en permanence. Une cicatrice se formera sur elles. Alors elles feront partie de toi sans t’empêcher de vivre. Elles ne capteront plus toute ton énergie et même, elles entretiendront  en toi la vie, elles deviendront pour toi une source. Car là même où tu as été blessé, tu seras ouvert à ceux qui t’entourent ; tu réagiras alors avec sensibilité quand ils te parleront de leurs propres blessures, ils sauront qu'ils peuvent te montrer leur blessures, que tu les comprends, que tu ne portes pas sur elles des jugements de valeur, mais que tu les acceptes , tout simplement.   C’est là que tu seras le plus vivant ; que tu entreras en contact avec toi-même, avec ton être le plus vrai.

 

La tendresse c’est l’art de traiter délicatement les êtres humains, la nature et même les choses. Le mot tendresse implique l’amour, et aussi la délicatesse, la fragilité. On ne peut user de tendresse envers un être que si l’on s’est pris d’amour, d’affection pour lui. Alors on ne pèse pas sur lui, on ne le prend pas par la brutalité, on ne le critique pas durement. On ne le contraint pas à livrer tous ses secrets. On l’aborde avec les égards, les précautions de la tendresse. On peut être tendre en paroles dans le rapport aux autres, dans une telle atmosphère, l’autre se sent précieux et respecté, et il découvre sa propre beauté.

 

La vigilance, c’est une forme d’attention et de respect portés aux choses et aux actes ; c’est l’état de celui qui veille, et qui s’éveille. Celui qui prête attention à sa respiration, à la direction qu’il donne à se pas, à la manière de prendre en main sa cuillère ; qui est tout entier à ce qu’il fait dans l’instant, celui-là, il s’éveille. Le nom même de Bouddha ne signifie-t-il pas « L’Eveillé »

La vigilance est une force spirituelle qui donne à ma vie un goût nouveau. J’ai le sentiment que je vis moi-même, au lieu d’être vécu ; et je sens que la vie est un mystère de profondeur et de joie.

 

La vigilance dans tous les actes, voilà qui fait passer sur ma vie comme un souffle de tendresse. Je suis tout entier présent, uni à moi-même et aux choses. Mais cette vigilance, ce n’est pas un simple cadeau qui nous serait fait. Nous devons nous y entraîner jour après jour. Elle devient l’instrument de mesure  de ma spiritualité. Je peux bien prononcer toutes les paroles pieuses que je voudrai, ou faire de belles conférences sur la spiritualité : si la vigilance n’y est pas, ce ne sera jamais que vain bruit.

 

Les êtres humbles, ce ne sont pas ceux qui s’humilient et qui se dérobent à toutes les tâches par manque de confiance. Ce ne sont pas ses bossus qui se dévalorisent eux-mêmes en adoptant par erreur une attitude de servilité. Les humbles, ce sont ceux qui ont le courage d’affronter leur propre vérité, et qui se présentent donc avec modestie. Ils savent que tous les abîmes de ce monde sont aussi leurs propres abîmes ; aussi ne condamnent-ils personne.

 

L’être respectueux ne cherche pas à prendre possession de ce qu’il admire ; au contraire, il s’en écarte avec une sorte de timidité. Il rend à l’être humain et à la création le tribut d’étonnement et d’honneurs qui leur est dû. Il se refuse à pénétrer en importun dans le secret des êtres ; il respecte leur mystère.  Je n’emprisonne pas l’autre dans ses fautes et ses faiblesses ; je porte sur lui un regard plus profond. Le respect implique la considération. Je ne respect pas un être humain en raison de ce qu’il sait faire, mais parce que c’est un homme. Le respect s’abstient de franchir les limites que l’autre souhaite voir sauvegardées, celles de son intimité.

 

Les êtres qui se comprennent tacitement, entre lesquels ne surgissent pas sans cesse des manières tendus, ont une relation saine ; ils vont bien ensemble, ils font cause commune, et pourtant chacun laisse à l’autre sa propre assise et sa stabilité. Ils ne sont pas obligés de se régler l’un sur l’autre ; chacun peut se permettre d’être ce qu’il est, de se manifester selon ses sentiments. Se comprendre, s’entendre, cela signifie ne pas s’utiliser l’un l’autre. La relation est saine, alors. Mais cela suppose que chacun soit capable de tenir debout tout seul. Je ne peux pas bien m’entendre avec un ami que si je me comprends moi-même, si j’ai acquis de moi-même une connaissance suffisante. Si je ne peux tenir debout qu’à condition que l’autre soit là près de moi, alors je tombe dans sa dépendance, ce qui est contraire à ma dignité.

 

Le conte de la petite souris

Samedi 27 Juin 2009 à 21:21

Publié par renal dans Contes philosophique

Le conte de la petite souris qui avait très peur d'écraser les pieds des éléphants


(La répression imaginaire fait certainement plus de dégâts dans l'existence de certains que toutes les violences extérieures qu'ils pourront côtoyer ou rencontrer)

Il était une fois une petite souris si timide qu'elle s'imaginait que si elle sortait de son trou, si elle allait en promenade, elle risquait de déranger tout le monde et en particulier de faire du mal aux éléphants en marchant sur leur pieds.

Quand elle sortait de chez elle, elle marchait avec beaucoup de précautions, avançait avec hésitation, regardait soigneusement autour d'elle afin de ne déranger personne. Elle craignait tellement de déranger qu'elle aurait voulu être invisible.

Lorsque je vous ai dit que cette petite souris était timide, j'aurais dû vous préciser qu'elle était surtout égocentrique. Egocentrique est un mot du langage des souris qui veut dire: centrée sur soi, préoccupée d'elle-même.


Au pays des souris, c'est un fait connu, tous les timides sont souvent des individus qui on une perception d'eux-mêmes tellement forte qu'ils ramènent tout à eux. Ils imaginent que dès qu'ils sortent de leur trou, dès qu'ils sont en public, tous les autres voient aussitôt qu'ils sont là. C'est un paradoxe, les souris timides pensent que chacun cessant son activité, déviant le cours de ses pensées, se met aussitôt à avoir une opinion, un point de vue, un commentaire sur elles.

Alors ces petites souris soi-disant timides se mettent à vivre, à se comporter à partir de tout un imaginaire, à partir duquel, hélas, elles construisent et organisent la plupart de leur comportement. "Si je fais ceci, je risque de faire de la peine. Si je dis cela, je risque de provoquer la colère. Si je ne dis pas, ils vont penser que, si je ne fais pas, ils vont imaginer que..."

Elles passent ainsi à côté de leur existence, sans pouvoir se réaliser et aller vers le meilleur d'elles-mêmes, tellement elles s'enferment dans ce qu'elles on imaginé de l'imaginaire de l'autre. Les petites souris timides se donnent ainsi à l'intérieur d'elles-mêmes une importance très grande, si grande qu'elle envahit tout l'espace autour d'elles...

(N.B. Livre de Jacques Salomé "conte à aimer conte à s'aimer
...)

(Trouver sur le blog de Pascale http://toujoursrebondir).blogg.org

 

AIMER LA MAIN OUVERTE

Dimanche 14 Juin 2009 à 19:11

Publié par renal dans Beaux textes philosophiques et spirituels

Aimer la Main Ouverte

Ruth Sanford

Cette semaine, en parlant avec un ami, je me suis rappelé une histoire que j’ai entendu raconter cet été.

"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l’aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon libéré, sortit du cocon et battit des ailes mais ne put s’envoler. Cette personne compatissante ignorait que c’est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l’envol. Sa Vie raccourcie, il la passa à terre. Jamais il ne connut la liberté, jamais il ne vécut réellement."

Apprendre à aimer la main ouverte est une toute autre démarche.
C’est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience.

J’apprends à laisser libre ceux que j’aime… parce que si je m’agrippe, si je m’attache, si j’essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.
Si j’essaie de changer quelqu’un que j’aime, parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux : le droit d’être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.
Chaque fois que j’impose mon désir ou ma volonté, ou que j’essaie d’exercer un pouvoir sur une autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation. Je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.
Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu’un. Et une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne plus éloquemment que des mots : "Tu es incapable de t’occuper de toi-même, je dois m’occuper de toi parce que tu m’appartiens. Je suis responsable de toi.

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu’un que j’aime :

"Je t’aime, je t’estime, je te respecte et j’ai confiance en toi.
Tu as en toi (ou tu peux développer) la force de devenir tout ce qu’il t’est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin.
Je t’aime, tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et dans la tristesse. Je partagerai tes larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas pleurer. Je répondrai si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher tout seul. Je serai prête à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m’efforcerai d’écouter ce que tu veux dire, avec tes paroles à toi, mais je ne serai pas toujours d’accord avec toi.
Parfois, je serais en colère, et quand je le serai, j’essaierai de te le dire franchement, de façon à ne pas avoir besoin d’être irritée de nos différences, ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu’il y a des moments ou je dois m’écouter moi-même, prendre soin de moi. Quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l’être."

J’apprends à dire cela à ceux que j’aime et qui sont importants pour moi — que ce soit avec des mots ou par ma façon d’être avec les autres et avec moi-même.
Voilà ce que j’appelle aimer la main ouverte.
Je ne peux pas toujours m’empêcher de mettre mes mains dans le cocon… mais j’y arrive mieux, beaucoup mieux depuis que je me respecte aussi.

Debout à l'Intérieur

Samedi 13 Juin 2009 à 19:45

Publié par renal dans Contes philosophique

Debout à l'Intérieur

Un petit garçon se promènait dans un grand magasin avec sa mère.
Il arriva au rayon jouet et aperçut, sur un socle d’exposition, un grand clown "culbuto" monté sur un ballon qu’il fallait pousser pour le faire basculer.
Comme il avait l’air de bien s’amuser à le faire basculer doucement,
sa mère le laissa jouer et s’éloigna pour regarder un rayon voisin.

L’enfant poussa plus fort le clown, celui-ci bascula… et remonta.
Il le poussa encore plus fort… Le clown bascula… et remonta.
Étonné, il le poussa de toutes ses forces, d’un grand coup, avec ses deux poings.

Le clown bascula, tomba jusqu’à terre, et à l’ébahissement du gamin, se releva.

Sa maman revint à ce moment-là et vit sa stupeur.
Elle lui demanda en souriant :
"À ton avis, pourquoi se relève-t-il lorsque tu le frappes, même du plus fort que tu peux ?"

L’enfant réfléchit un moment, puis répondit :
"Je ne sais pas… c’est sans doute parce qu’il est toujours debout à l’intérieur !"

Si un jour la vie vous met à terre, rester debout à l’intérieur !

(Roseline MOURTIER) merci Mady

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