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Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte (Susana Tamaro)
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« Etre philosophe, ce n’est pas seulement avoir des pensées subtiles, ni même fonder une école, c’est aimer la sagesse à tel point que l’on vit selon ses exigences : une vie de simplicité, d’indépendance, de générosité, de confiance. C’est résoudre quelques-uns des problèmes de la vie, non seulement en théorie, mais aussi en pratique. (Thoreau)
J’ai tant de choses à te dire
J’ai tant de choses à te dire Que je n’aurai jamais fini De te parler, de te sourire Pour essayer d’être compris.
Mais elles s’embuent de mystère Comme ta voix et ton sourire Comme tes mains dans la lumière Les choses que je veux te dire.
Hélas ! J’ai beau faire, beau dire, Il ne me reste qu’à me taire Et à laisser parler mon cœur
Avec cette voix familière Qu’il a pour parler du bonheur Dès que je cherche à te les dire.
Le Dimanche 29 Janvier 20121 commentaire(s)
La fenêtre
Elle est si jolie, la fenêtre, Dans la lumière du printemps ! Elle est si jolie, la fenêtre Où vient chanter l’oiseau du hêtre Et fleurir le géranium blanc.
Qui dirait qu’à cette croisée La fillette du menuiser Est morte à l’aube en regardant Chanter le bel oiseau du hêtre Et fleurir le géranium ? Photo : http://www.nature-et-poesie.fr
Le Dimanche 29 Janvier 20121 commentaire(s)
L’écoute-Silence
Écouter ce que dit le vent quand il ne dit plus rien mais reprend souffle et se souvient d'avoir été si haletant après sa course sa course de vent qui court après le vent Que dit le vent quand il se tait ? Que dit le silence du vent ?
Écouter ce que dit la pluie quand un instant elle fait halte et cesse l'espace de trois mesures de tambouriner ses doigts d'eau sur le toit et sur les carreaux Que dit la pluie quand elle se tait ? Que dit le silence de la pluie ?
Ecouter ce que dit la mésange nonnette Quand elle suspend ses roulades Et que son chant dans le matin clair Reste en filagramme dans l’air Que dit l’oiseau quand il se tait ? Que le silence de la mésange ?
Le silence dit que le silence Ecoute couler la source du chant.
Le Dimanche 29 Janvier 20121 commentaire(s)
Il chercha Dieu
Il chercha Dieu sur terre, Le chercha dans la mer,
La lune, Vénus, Mars, Le soleil, les étoiles,
Le chercha, étonné De ne pas le trouver,
Sans jamais deviner Que Dieu se confondait
Avec ce qu’il avait De plus clair, de meilleur
En lui au fond du cœur
Le Samedi 28 Janvier 2012Poster un commentaire
« Quand en Occident, on parle du cœur, on entend généralement par là les émotions, et les affections ; mais dans la Bible…. le cœur a une signification beaucoup plus riche ; c’est le centre de la vie, le principe déterminant de toutes ses activités et de toutes ses aspirations. Le cœur inclut également les émotions et les affections, mais signifie bien d’avantage ; il embrasse tous ce qui constitue ce que nous appelons une « personne » »
« Ainsi, cette soif d’intériorité, que nous sommes nombreux à ressentir à l’heure actuelle, correspond à notre nature profonde. Si nous désirons croître humainement et spirituellement, nous devons tenir compte de notre double nature. En chacun d’entre nous, se trouvent à la foi l’homme extérieur et l’homme intérieur. Nous ne pouvons vivre en harmonie avec nous-mêmes et les autres qu’en prenant en compte cette dualité. Si nous négligeons l’une ou l’autre des facettes qui nous constituent, nous ne pouvons pas évoluer. Par contre, si nous prenons en compte l’homme extérieur et l’homme intérieur, nous grandissons, et l’unité de notre être se réalise peu à peu. » (Extrait du livre Talitha Koum, Eveille la source qui est en toi de Patrice Gourrier et Jérôme Desbouchages.)
Tags associés : Beaux, philosophiques, spirituels, coeur
Le Samedi 28 Janvier 20121 commentaire(s)
« En attendant d’avoir l’âge de raison Comme le grand cousin, L’âge ingrat comme le frère ainé, Puis l’âge des ses artères comme papy, Il y a celui des premières années Et des anniversaires qui comptent. »
« Thomas, est-ce que tu es content de ce que tu as eu pour ton anniversaire ?
« - Mémé, pourquoi tu es vieille ?
étais petite. »
« Maman demande à Antony le gâteau qu’il souhaite pour son anniversaire. Et le garçon de répondre avec évidence et presque consternation : - Bien, un gâteau aux bougies, bien sûr ! »
« Le goûter d’anniversaire se prépare. Maman dit à Rose : - Tu es vraiment une grande. Tu vas avoir 5 ans - Eh oui, je vais avoir toute ma main. »
« Pour grandir, il faut des anniversaires. (Alice 7 ans)
« - Maman, quand est-ce que je suis sortie de ton ventre, - C’était le 7 mars. - Incroyable, le même jour que mon anniversaire ! » (Pauline 5 ans)
« Lors de l’anniversaire de sa mamie, Cynthia est ébahi par le nombre de bougies qui illuminent le gâteau au chocolat. Elle doit même l’aider à souffler pour les éteindre toutes. Puis vient le gros bisou et la grand-mère plaisante sur son grand âge. La petite fille la coupe : -Mamie, t’es pas vieille mais t’as beaucoup d’âge ! » (Extraits du « Petits livres réjouissant des plus jolis mots d’enfants » De Philippe Lecaplain)
Tags associés : Extraits, livres, petits, rejouissant, jolis, mots, d’enfants, annversaires
Le Samedi 28 Janvier 20121 commentaire(s)
Septembre
À la fin de septembre les étoiles refroidissent et il y a dans le pré une odeur de pommes trop mûres. J'aimerais que la mer qui voyage sans cesse m'écrive une lettre de sel très blanc avec juste une ombre de mélancolie où elle me parlerait de pays très lointains et de rivages verts une lettre pour l'automne. Nous la lirions sous la lampe parce que les journées raccourcissent au moment des vendanges et que l'océan est loin malgré le vent qui nous en parle J'ai monté des bûches et le petit bois pour allumer du feu et je regarderai la flamme danser sur tes pommettes.
Le Samedi 28 Janvier 2012Poster un commentaire
« Pour un enfant, La vie est simple et binaire : C’est l’école ou les vacances. La différence est que les parents, En vacances, profitent de tous les mots De leurs enfants. » « Nicolas, 3 ans découvre la mer pour la première fois. De retour de la plage, il se plaint poétiquement d’avoir mal aux pieds dans ses baskets :
chaussures ! »
« En passant devant une éolienne dans un pré où broutaient des vaches un jour de pleine chaleur, Quentin s’exclame :
pour ses vaches… »
« Maman, on va voir le feu dentifrice ? » (Nicolas, 4 ans) (Extraits du « Petits livres réjouissant des plus jolis mots d’enfants » De Philippe Lecaplain)
Tags associés : Extraits, livres, petits, rejouissant, jolis, mots, d’enfants, vacances
Le Vendredi 27 Janvier 2012Poster un commentaire
Devenir un ange
Cela doit être étrange De devenir un ange Et de voler sans bruit Autour du paradis,
D'avoir un front, un nez, Une bouche éternelle Et avec ça des ailes Vous tombant jusqu'aux pieds
Et de voir enfin Dieu Assis au cœur des cieux Avec sa barbe à fleurs, Ses longs cheveux soyeux, Son surplis de couleur Et sa pipe en bois bleu.
Le Vendredi 27 Janvier 20121 commentaire(s)
A la lisière du temps
Quand on marche le soir à la lisière du temps il monte soudain une bouffée d'enfance les cris d'hirondelles folles d'un préau d'école ou le silence de la barque sur la rivière à la tombée du jour quand le soleil rase l'eau qui moucheronne ou bien la sonnette (deux fois) de l'épicerie-mercerie où on achète après l'école les rouleaux de réglisse Zan, qui barbouillent de noir et font les doigts collants.
On tend l'oreille le long du voile de la brume. Quelqu'un parle à voix basse sans qu'on puisse reconnaître la voix et sans comprendre les paroles les mots chuchotés loin à l'envers du silence.
Le Jeudi 26 Janvier 2012Poster un commentaire
« Si tu n’arrives pas à marcher, ce n’est pas à cause des pierres du chemin, mais à cause du petit caillou qui est dans ta chaussure. »
« Ne soyons jamais blasés par la vie, sinon nous ne pourrons jamais devenir des sages. Un philosophe déclarait : « Le sage est celui qui s’étonne de tout. »
« Se reposer, c'est donc tout d'abord savoir prendre du recul, et partir à l'écart. Quitter, ne serait-ce qu'un temps, les turbulences du monde et trouver un endroit calme. Il est capital de pouvoir régulièrement sortir de notre environnement quotidien, et aller à l'écart. Oh, il ne s'agit pas forcément de grand voyage, mais peut-être tout simplement d'une promenade en forêt ou dans un parc. Ce temps que nous prendrons pour rompre avec le quotidien, marquera symboliquement notre prise de distance, et nous rendra plus performant à notre retour En effet, quand on est continuellement dans le feu de l'action, dans la tourmente, on perd peu à peu de vue les objectifs fixés, et le meilleur moyen de les atteindre. Cela est vrai non seulement dans le domaine professionnel, mais aussi dans notre vie personnelle et dans notre recherche spirituelle. Savoir aller à l'écart nous permettra de prendre le recul nécessaire face à la vie. »
« Entrainer-vous à prendre chaque jour un temps de repos. Trouvez-vous un lieu où vous pouvez tranquillement, au calme, et si possible dans le silence. Ne vous laissez pas user par la vie. Si une voiture roulait sans cesse sans jamais s’arrêter, le moteur serait vite en surchauffe. Il en va de même pour vous. Veillez aussi à bien utiliser votre temps libre, afin non seulement de recharger vos batteries, mais aussi de vous changer les idées et de vous faire plaisir. Sache prendre soin de vous. »
La rancune peut être comparée à une épine plantée dans la chair. Elle empêche de bien dormir, et interdit de connaître le repos de l’esprit. Eloignez de vous toute rancune, et vous nous sentirez comme soulagé détendu, au repos. » (Extrait du livre Talitha Koum, Eveille la source qui est en toi de Patrice Gourrier et Jérôme Desbouchages.)
Tags associés : Beaux, philosophiques, spirituels, reposer
Le Jeudi 26 Janvier 2012Poster un commentaire
En forêt
On quitte la grande route et l’on prend le sentier Où flotte un bon parfum d’arôme forestier.
Dans le gazon taché du rose des bruyères, Surgissent, ça et là, des ajoncs et des pierres.
Un tout petit ruisseau que verdit le cresson Frôle l’herbe, en glissant, d’un rapide frisson.
« Nul horizon. Le long de cette sente étroite Une futaie à gauche, un haut taillis à droite.
Rien ne trouble la paix et le repos du lieu ; Au dessus, un ruban très mince de ciel bleu
Que traverse parfois, dérangé dans son gîte. Un oiseau voletant qui siffle dans sa fuite.
Puis c’est, plus loin, une clairière à l’abandon, Où noircissent encore des places à charbon ;
Des êtres chevelus, se dressent en groupe Des arbres épargnés à la dernière coupe ;
De grands troncs débités s’étagent en monceau C’est tout auprès que prend sa source le ruisseau.
Qui longe le sentier et traverse la route ; Il sort d’un bassin rond qui filtre gouttes à gouttes.
Où tremble, reflété comme dans un miroir, L’œil vacillant et clair de l’étoile du soir.
Henri de Régnier
Le Jeudi 26 Janvier 20121 commentaire(s)
Je ne suis qu’une pomme
Je ne suis qu'une pomme Un peu rouge, un peu jaune Parmi beaucoup de pommes. Je ne sais ce que pensent Les centaines de pommes Que le grand vent balance Au milieu de l'automne. Je m'accroche comme elles En suppliant le ciel De ne pas me laisser Choir trop tôt sur le pré. Je ne suis qu'une pomme Un peu rouge, un peu jaune Parmi beaucoup de pommes Qui ne savent pourquoi II leur faut être pomme Dans un pommier d'automne Et tomber comme moi.
Le Mercredi 25 Janvier 2012Poster un commentaire
La patience Un jeune lettré venait d'être reçu au concours de mandarin. Avant de rejoindre sa première affectation officielle, il organisa une fête avec ses condisciples pour célébrer l'événement. Au cours de la soirée, l'un de ses amis, qui était déjà en poste depuis quelque temps, lui donna ce conseil : — Surtout, n'oublie pas : la plus grande vertu du mandarin, c'est la patience. Le fonctionnaire novice salua respectueusement son aîné et le remercia chaleureusement pour cette précieuse recommandation. Un mois plus tard, au cours d'un banquet, le même ami lui préconisa encore de bien s'appliquer à la patience. Notre jeune lettré le remercia avec un sourire amusé. Le mois suivant, ils se croisèrent dans les couloirs feutrés d'un ministère. L'aîné attrapa la manche du cadet, le tira vers lui et lui souffla dans l'oreille son sempiternel conseil. L'autre, contrairement à l'étiquette ouatée qui était de rigueur dans les bâtiments officiels, retira brusquement sa manche de soie et s'écria : — Tu me prends pour un imbécile ou quoi ? Voilà trois fois que tu me répètes la même chose ! Pendant qu'un cortège de dignitaires outrés se retournait, le mentor déclara : — Tu vois, j'ai bien raison de le répéter. Mon conseil n'est pas si facile à mettre en pratique ! (Contes des sages taoïstes, Pascal Fauliot. Seuil (p. 125-126).
Tags associés : Contes, philosophique, patience
Le Mercredi 25 Janvier 2012Poster un commentaire
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