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Mercredi 10 Février 2010, St Arnaud
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 BONJOUR

  

Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prends pas une au hasard, mais assieds-toi et attends, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attends encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte.

 

 

BIENVENUE SUR MON BLOG

 

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                                                                                               BORD DE LA MEUSE

 

Dans ce monde il n’est rien de plus doux, de plus impalpable que l’eau. Et pourtant, aucune force ne lui résiste. Que le faible l’emporte sur le puissant, que le sévère cède la place au doux. Voilà ce que tout le monde sait, et que personne ne traduit par des actes. (Lao-Tseu)

 

                                                                      

 ARDENNES BELGES

 

  

Pour messager la nature a choisi, non pas  le tremblement de terre, ni l’éclair qui fend la voute des cieux, ni le torrent impétueux, ni la pluie destructrice,  mais les fragiles flocons de neige qui tombent sans bruit à travers les siècles innombrables. (John Muir)

 

 


 
un couple mystérieux

Mardi 09 Février 2010 à 11:14

Publié par renal dans Contes philosophique

Partout sur la terre voyageait un couple mystérieux :
Lui, se nomme Amour et Elle, Tendresse.

Elle passe son temps à le nourrir pendant que lui emporte les palmes du succès !
Elle est, semble-t-il, plus naturelle...
Une drôle de petite chaumière les abrite, elle a nom "coeur" ou "esprit" selon les êtres.
A l'aube de leur vie, Elle est déjà plus forte que Lui, plus présente peut être ;
Lui, semble-t-il ose moins se dire et parfois l'empêche, Elle, de s'exprimer.
Plus pudique ou plus méfiant ? nul ne le sait.
Bien souvent, on l'invite Lui à venir réchauffer notre chaumière
mais souvent on oublie que Elle, si elle se donne, Elle a aussi et souvent besoin


de se ressourcer, de recevoir.
Si vous ne savez par leur donner un cocon pour les y loger,
ils s'amenuisent et meurent dans l'indifférence,
mais pour qui sait les regarder et les abreuver,
Ils seront son bâton de vieillesse, et de pélerin.
Ils se soutiennent, sont indissociables. On eut crû un moment qu'Ils n'étaient
qu'un, mais d'aucuns ont osé s'en jouer et maintenant,
il n'appartient quà de rares élus de les abriter tous les deux ensemble...

Et n'a-t-on jamais vu sur un vieux banc de bois,
sourire sous la neige de leur cheveux,
Monsieur Amour et Madame Tendresse, tout au bout de leur route à deux ?

(http://www.contes.biz/)


 

HISTOIRE DU PETIT FLOCON

Mardi 09 Février 2010 à 11:08

Publié par renal dans Contes philosophique

 

HISTOIRE DU PETIT FLOCON

 

La nuit est tombée sur la montagne. La lune brille, dans un ciel de velours noir, entourée de ses amies les étoiles. Elles veillent toutes ensemble sur le sommeil des sapins, des chamois, des marmottes…et des hommes, petits et grands, endormis bien au chaud dans le chalet caché sous la neige.
Tout est calme… Plus un bruit ne résonne…
Plus un bruit ? Mais alors quel est ce son léger, étouffé qui semble tomber du ciel ?
C’est un petit flocon de neige, accroché là-haut à son nuage, qui pleure.
Toute la journée, il a regardé ses amis voler, tournoyer dans le ciel, puis se laisser tomber doucement, portés par un souffle d’air, sur le sol. Il les a entendus rire, crier leur joie.
Il les a vus courir après le vent, puis jouer avec les enfants de la montagne. Il les a regardés encore se laisser attraper, embrasser par les petites bouches vermillon, caresser par les menottes emmitouflées. Qu’il aurait aimé les rejoindre !!! Surtout en fin d’après-midi, lorsque les enfants ont rassemblé tous les flocons pour confectionner le magnifique bonhomme de neige, coiffé d’un bonnet bleu et nanti d’un si long nez orange, qui garde maintenant le jardin.
Mais lui est resté seul, sur son nuage. A présent, il est triste. Il pleure… Soudain, la nuit devient plus lumineuse. C’est la lune qui s’approche, s’approche, et demande d’une voix douce…
« Mais qu’as-tu donc, petit flocon, pour être si triste ?
- Oh, Dame la Lune, je pleure parce que je suis seul. Mes amis sont tous partis, là-bas, dans la montagne.
- Pourquoi ne les as-tu pas accompagnés ?
- Je n’ai pas osé !
- As-tu peur de quitter ton nuage?
- Non, non.
- As-tu peur alors de ne pas savoir voler ?
- Non, non, ce n’est pas ça !
- Mais alors, je ne comprends pas. Explique-moi ! »
Dame la Lune le regarde si gentiment, avec tant de douceur que le petit flocon de neige se décide à tout lui expliquer : voilà, il est un peu plus gros, un peu plus épais que tous ses camarades. Tout rond, il ne ressemble à aucun flocon de neige. Tous ses camarades étaient fins, ciselés comme de la dentelle. Et beaucoup s’étaient moqués de sa forme bizarre, jamais vue au pays des neiges. Il avait donc pris l’habitude de bien demeurer caché tout au fond du nuage duveteux.
Mais les flocons ont grandi et aujourd’hui était venu le jour du grand envol. Tous avaient quitté avec joie le nuage, heureux de connaître l’ivresse des airs. Tous, sauf lui, qui n’avait pas voulu montrer à nouveau sa forme inhabituelle, lui qui n’avait pas voulu subir encore les moqueries de ses camarades. Alors, il était resté là, solidement accroché au rebord de son nuage.
« Mais, lui dit la Lune, tous les flocons de neige sont différents. Comme mes amies les étoiles : quand on les regarde de loin, on trouve qu’elles se ressemblent. Mais dès qu’on s’approche, on remarque à quel point chacune est différente, unique. Il en est de même pour tous tes camarades.
Et toi aussi petit flocon, tu es unique. C’est ta différence qui fait de toi quelqu’un de précieux.
Alors, ne crains pas de te montrer ! Sois fier de ce que tu es : un flocon extraordinaire ! »
A ces mots, le petit flocon a séché ses larmes. Il s’est redressé. Il a regardé son nuage, puis la montagne enneigée… Il a respiré profondément… Et après un dernier sourire à la Lune, il s’est élancé… a tourbillonné dans les airs, goûté la joie de se sentir libre et léger…avant de venir se poser…là, juste sur le bout du nez du bonhomme de neige.
Sous le regard attendri de la lune, dans le froid de la nuit étoilée, petit flocon brille, brille de mille feux, tel un diamant car il sait désormais qu’il est précieux parce qu’ …
UNIQUE.

(http://www.contes.biz/)

Chemin de contemplation

Mardi 09 Février 2010 à 08:59

Publié par renal dans Extraits de livres

Extrait du livre « Chemin de contemplation" de Eloi Leclerc

 

 

« L’homme aime comme il voit » : cette remarque d’Angèle Foligon renferme une profonde sagesse. Ce que l’homme voit et contemple façonne son cœur. Son amour a la mesure de sa vision. Il en a aussi la pureté et l’éclat. « Si ton œil voit la lumière, disait Jésus, ton corps tout entier sera lumière. » L’homme  devient toujours ce qu’il contemple. »

« Le plus important dans la vie d’union à Dieu, ce n’est pas le chemin toujours incertain que l’homme peut faire vers Dieu, mais bien plutôt celui que Dieu lui-même a fait et ne cesse de faire vers l’homme. Avant tout désir de la part de l’homme, il y a la démarche amoureuse de Dieu qui veut rencontrer l’homme et se communiquer à lui. »

« « Il ne s’agit pas de se tendre vers Dieu, mais de l’accueillir dans une détente intérieure toujours plus grande et dépouillée. On ne vise pas le soleil ; on ne cherche pas à l’atteindre ; le soleil vient à nous ; ses rayons nous touchent avant même que nous puissions le voir. »Ce n’est pas nous, écrit St Jean, qui avons aimé Dieu, mais c’est lui qui nous a aimés le premier. »

« L’important dans la vie spirituelle, ce n’est pas tant de considérer ce que Dieu fait pour nous, que de concentrer toute notre attention sur ce que nous avons à faire pour lui. »

« L’homme est aussi un être de relation. Il ne naît vraiment à lui- même et ne s'accomplit que dans la relation à autrui. Pas dans n'importe quelle relation, mais seulement  dans  celle qui  respecte et  accueille l'autre, dans sa vérité : une relation qui a pour l'autre un « regard plein d'égards », qui le considère comme un être unique, comme une personne ayant une dignité propre, inaliénable. »

L'échec de la plupart de nos relations vient de ce que notre regard ne s'ouvre pas vraiment sur l'autre, et aussi de ce que l'autre, de son côté, nous ignore dans notre réalité personnelle. On rêve d'une unité fusionnelle qui abolirait toute différence, toute dualité, toute altérité. On croit aimer en ne voulant plus faire qu'un. En vérité, on veut ramener l'autre à soi. La vraie communion interpersonnelle ne peut exister que dans la reconnaissance et l'accueil de l'autre dans ce qu'il a d'unique, comme au sein de la Trinité divine. Il s'agit d'aimer avec un cœur de pauvre. »

Dieu ne pouvait communiquer sa vie à l'homme sans l'appeler à la liberté. Seul un être libre peut être l'objet d'une telle communication. Quel sens aurait le don de Dieu s'il n'était reçu librement ? Que serait une communion sans réciprocité? En nous destinant à participer à sa propre vie trinitaire, dans le Fils bien-aimé, Dieu nous a donc appelés à la « liberté des fils ». Mais créer un être libre, c'est lui donner la possibilité de choisir lui-même son destin, et donc aussi de refuser l'offre qui lui est faite.

L'homme a choisi effectivement. Usant de sa liberté, il a préféré tracer sa route lui-même, être le maître de son destin, être Dieu par lui-même.

« L’essentiel du message de Jésus est là : « Dieu est Amour » Et l’amour est communication, don de soi. Dieu veut se communiquer à l’homme généreusement, gratuitement, en lui donnant d’aimer comme il aime. L’amour qui consume Jésus et qui se manifeste dans toute sa vie, ce n’est pas seulement, en effet l’amour d’un homme pour ses semblables ni non plus l’amour pour Dieu. C’est proprement l’amour de Dieu pour tous les hommes. En lui, par lui, Dieu aime tous les hommes et veut se communiquer à tous. »

« L’Église est une communauté de vie où se retrouvent des hommes et des femmes très différents par la race, la culture, l’histoire. Elle est au sens le plus fort une communion. »

«Accueillir la communication que Dieu nous fait de lui-même en son Fils bien-aimé, c'est non seulement naître personnellement à la vie divine, c'est aussi se voir associé à une action qui dépasse notre destinée particulière. Celui que Dieu envahit, il l'envoie vers le vaste monde des hommes, comme il a envoyé Jésus au jour de son baptême.

De même, l'homme qui s'ouvre au don de la vie divine se trouve entraîné dans une relation nouvelle au monde : dans une relation amoureuse et dramatique où il se voit affronté, comme le Christ, à l'univers tourmenté des hommes. Il perçoit la détresse du monde. Son mensonge aussi. Mais loin de le mépriser et de le maudire pour autant, il se sent pris d'une sainte compassion. A ce monde triste et défiguré, il voudrait tant apporter la joie : la grande joie divine d'exister. »

  

LE PONT

Lundi 08 Février 2010 à 12:58

Publié par renal dans Contes philosophique

LE PONT

Le pont qui enjambe le torrent, et qui permet aux pèlerins d'aller au temple vient d'être emporté par les eaux tumultueuses du torrent. De ce fait les moines, les gens se rendant au monastère doivent faire un long et périlleux détour.

Après bien des hésitations il fut décidé de reconstruire un pont, oui mais voilà, depuis que la décision avait été prise un immense vacarme régnait au village.


Le forgeron était adepte d'un pont métallique... au moins c'est du costaud, il ne bougera pas...

Le charpentier lui ne pensait que bois...le bois ne rouille pas, il n'est pas aussi rigide que le métal, plus souple il résistera mieux....

- Votre pont en métal rouillera et se brisera, que dire du bois, il finira par pourrir  et les gens passeront au travers. Non la pierre est éternelle, elle ne craint pas la rouille, le temps, c'est un pont de pierre qu'il faut...

Au fur et à mesure des jours qui passaient les choses empirèrent et un poison insidieux et dévastateur s'écoula dans les rues du village.


Des groupes s'étaient formés derrière chaque artisan. Tant et si bien qu'aucune solution ne fut trouvée.


Ne sachant plus quoi faire on fit appel au moine, lui saurait ce qui est le mieux.


Après une longue marche il arriva au village, à peine fut il arrivé que tous l'entourèrent et  lui parlèrent en même temps...

- Alors vénérable qui a raison, quelle est la meilleure solution ?...

Le moine sourit et s'assit. Il regarda la foule, puis les trois artisans présents...

- Chacun de vous pense que ce qu'il fait est la meilleure des choses à faire, la seule évidente et possible. En cela vous avez un point commun, le bien de tous. Ce que je perçois c'est qu'au fond de vous, enfoui sans même que vous le sachiez il y a quelque chose de bien, chacun de vous pense et veut faire le mieux. Vous n'êtes pas si différents. Je m'adresse à cette partie de vous qui veut le meilleur, entendez cette petite voix en vous et alors vous saurez...


Déstabilisés les trois hommes se tinrent silencieux, en se regardant, comme s'ils se découvraient pour la première fois. Ils s'aperçurent que tous les trois souhaitaient la même chose. Ils sourirent  et virent l'autre
 avec un autre regard, celui de l'amour de l'autre.
Tout le monde rentra chez lui, apaisé.


On ne revit plus les trois artisans dans les rues du village. Un matin, prés du torrent, trois hommes travaillaient à remettre le pont en état.


Des bases solides furent taillées dans le roc par le tailleur de pierre, des piliers de bois prirent appui dessus. Le tout maintenu par des clés d'acier forgé, des renforts.

Enfin le pont fut terminé et pèlerins et moines pouvaient à nouveau traverser le torrent sans risque.

Ce pont était le symbole de trois pas distincts réunis sur un même chemin, nommé amour.

L'hiver passa et à la fonte des neiges le torrent redoubla de violence, le pont bien planté sur ses bases de roc, flanqué de ses piliers de bois résistant, renforcé par l'acier ne bougea pas d'un cm.


Ce matin là parmi la brume humide des remous du torrent une silhouette se détachait, un homme était debout, qui souriait sa robe pourpre flottant au vent...

Serge

Enfants de tous pays

Vendredi 05 Février 2010 à 09:39

Publié par renal dans Chansons

Enfants de tous pays

{Refrain:}


Enfants de tous pays, tendez vos mains meurtries
Semez l'amour et puis donnez la vie
Enfants de tous pays et de toutes couleurs
Vous avez dans le cœur notre bonheur

1. C'est dans vos mains que demain notre terre
Sera confiée pour sortir de notre nuit
Et notre espoir de revoir la lumière
Est dans vos yeux qui s'éveillent à la vie
Séchez vos larmes, jetez vos armes
Faites du monde un paradis

{Refrain}

2. Il faut penser au passé de nos pères
Et aux promesses qu'ils n'ont jamais tenues
La vérité c'est d'aimer sans frontières
Et de donner chaque jour un peu plus
Car la sagesse, et la richesse
N'ont qu'une adresse : le paradis

{Refrain}

3. Et puis le jour où l'amour sur la terre
Deviendra roi, vous pourrez vous reposez
Lorsque la joie couvrira nos prières
Vous aurez droit à votre éternité
Et tous les rires de votre empire
Feront du monde un paradis

Enrico Macias

La voie de la non-violence

Mercredi 03 Février 2010 à 08:42

Publié par renal dans Extraits de livres

 
 
 
 

Extrait du livre « La voie de la non-violence »  de GANDHI

 

Mohandas Karamchand Gandhi (Porbandar, 1869-Delhi, 1948), né dans une famille aisée, fit ses études à Ahmadâbàd puis à Londres, où il devint avocat. Il exerça d'abord à Bombay, puis en Afrique du Sud, où il se fit le défenseur des Indiens contre la politique d'apartheid (1893). De retour en Inde, il mena une vigoureuse campagne anti-anglaise : il prêcha le boycott des produits importés d'Angleterre, demandant à chaque Indien de filer et tisser ses propres vêtements. Il fut plusieurs fois emprisonné pour «désobéissance civile». Fervent avocat de la doctrine de l’ahimsâ (non-violence active) et de l'égalité des droits entre les hommes, il réclama la réhabilitation des intouchables. Son influence politique fut très grande sur le Parti du Congrès. Emprisonné pendant la guerre (1942-1944), il participa néanmoins aux négociations pour l'indépendance de l'Inde (15 août 1947). Il fut assassiné le 30 janvier 1948. On lui donne souvent le titre de Mahatma (« grande âme »).

La vie de Gandhi a ses racines dans la tradition religieuse de l’Inde, en faisant porter l’accent sur une recherche passionnée de la vérité, un profond respect de la vie, un idéal de détachement, et en se montrant disposé à tout sacrifier à la connaissance de Dieu. Chaque instant des sa vie a été marqué par cette quête de la vérité « Ma vie, mes actes et mon être tendent à la recherche de ce but. « Si nous croyons en Dieu, mon seulement avec notre intellect, mais de tout notre être, nous aurons à cœur d’aimer toute l’humanité sans distinction de race ou de classe, de nation ou de religion. Nous travaillerons dès lors pour l’unité des hommes.

Dans l’histoire de l’humanité, Gandhi est le premier à avoir étendu le principe de la non-violence du plan individuel au plan social et politique. Il s’est mêlé de politique précisément pour connaître les possibilités de la non-violence et établir sa validité.

 

 

«  Mes expériences dans le domaine politique sont à présent connus non seulement de l’Inde mais, dans une certaine mesure aussi, du monde « civilisé » A mes yeux, elles n’ont pas une grande valeur. En revanche, c’est avec une joie certaine que je parlerai de mes expériences d’ordre spirituel. Je suis seul à les connaître et c’est d’elles que m’est venue l’énergie qui m’anime dans l’action politique. Il n’y a pas lieu de se glorifier de ces expériences dans la mesure où elles sont de nature vraiment spirituelle. Elles ne peuvent qu’ajouter à mon humilité ;      Car plus  je médite sur mon passé, plus je vois nettement mes limites. »

 

« Ma vie forme un tout indissociable ; un même lien unit toute mes actions. Elles ont toutes leur source dans un amour inextinguible pour l’humanité. 

 

« J’ai acquis la ferme conviction que l’éthique est à la base de tout et qu’elle a pour substance la vérité. J’ai d’ailleurs fait de la vérité mon unique objectif. De jour en jour son importance augmentait à mes yeux tandis que je donnais à ce mot une signification de plus en plus profonde. »

 

« Je suis convaincu que pour bien élever ses enfants, il faut savoir comment on soigne un bébé. À plusieurs reprises, j'ai vu les avantages qu'il y avait à étudier attentivement toutes ces questions. Si j'avais négligé ce point et si je n'avais su tirer parti de mes connaissances, mes enfants ne jouiraient pas aujourd'hui d'une santé aussi bonne. Nous sommes victimes d'une sorte de superstition qui nous fait croire que l'enfant n'a rien à apprendre les cinq premièresannées de sa vie. C'est le contraire, car, par la suite, l'enfant n'aura plus jamais l'occasion d'apprendre les leçons que nous enseignent ces cinq premières années. Son éducation commence le jour même de sa conception. »

 

« L’homme et ses actes sont deux choses distinctes. Alors qu’il convient d’approuver une bonne action et d’en réprouvé une mauvaise, il faut toujours, selon le cas, respecter ou plaindre l’auteur de cet acte. « Tu dois haïr le péché mais non le pécheur. » C’est là un précepte assez facile à comprendre mais difficile à mettre en pratique. C’est pourquoi la haine répand son poison à travers le monde. »

 

« S'il convient de s'opposer à certains systèmes et de les détruire, au contraire, le fait de s'en prendre à leurs auteurs reviendrait à vouloir se prendre soi-même pour cible. Car, c'est le même pinceau qui nous a tous dessinés. Nous sommes les enfants d'un seul et même Créateur ; et, à ce titre, nous avons en nous des forces divines qui sont infinies. Maltraiter ne serait-ce qu'un seul être humain, c'est porter atteinte à ces forces divines et nuire, de ce fait, aux autres hommes. »

 

« Les circonstances de ma vie m'ont mis en rapports étroits avec des gens de croyances diverses et venant de différentes communautés. Or, mon passé est là pour le prouver, je n'ai jamais fait de distinction entre les hommes, qu'il s'agisse de leur degré de parenté, de leur nationalité, de leur couleur ou de leur religion. Mon cœur s’est toujours refusé à ce genre de discriminations. »

 

«  Pour ne jamais s’égarer sur cette voie de la non-violence, il faut constamment s’en remettre à Dieu, être toujours prêt à faire abnégation de soi et avoir la plus grande humilité. Pour pratiquer la non-violence, il faut être intrépide et avoir un courage à toute épreuve. J’ai conscience de mes manques et ils me navrent. Mais la lumière qui demeure en moi brille de tout son éclat et n’est jamais défaillante. Il n’y a pas d’issue possible en dehors de la vérité et de la non-violence. »

 

« Oui j’ai conscience de mes propres limites. Mais d’en avoir conscience me vient le peu de force dont je dispose. Tout ce qui m’a été donné de pouvoir faire dans ma vie est dû principalement au fait qu’à travers mes limites, j’ai découvert l’action d’une force autre quel a mienne. »

 

« La seule vertu que je veuille revendiquer est la vérité et la non-violence. Je ne prétends à aucun pouvoir surhumain. Je ne saurais qu’en faire. Je suis de chair et de sang comme le plus petit de mes semblables, faible et faillible comme tout autre homme. Les services que je rends sont loin d’être parfaits mais Dieu, jusqu’à présent, a bien voulu les bénir en dépit de leurs défauts. Il est bon de confesser ses erreurs. On s’en trouve plus fort. Cet aveu est comme un bon coup de balai qui enlève toute la poussière et laisse les lieux plus propres qu’avant. C’est également nécessaire chaque fois qu’il faut revenir sur ses pas à la suite d’une erreur d’orientation. La cause que l’on défend en est fortifiée. Si on persiste à se fourvoyer dans une mauvaise voie on est sûr de ne jamais atteindre sa destination. »

«  Je n’ai aucune attirance pour le prestige, simple décor qui convient à la cour d’un roi. Je suis le serviteur des musulmans, des chrétiens, des juifs, des Parsis  tout autant que des hindous. Et pour servir, c’est d’amour dont j’ai besoin, et non de prestige. Tant que je serais fidèle à la cause que je sers, je n’aurais pas à craindre de manquer d’amour. »

 

« Je me considère comme incapable de haïr qui que ce soit. Depuis plus de quarante ans, grâce à la prière et à la suite d’un long travail sur moi-même, je n’ai plus jamais haï personne. Je vois bien ce qu’il y a de prétentieux dans un tel aveu, mais je le fais en toute humilité. »

 

« Mes défauts et mes échecs sont tout autant une bénédiction de Dieu que mes dons et mes réussites ; je les dépose au pied de Son autel. Pourquoi a-t-il choisi l’instrument imparfait que je suis pour une œuvre si grande ? Je pense qu’il l’a fait délibérément. Il fallait venir en aide à des millions de pauvres ignorants qui souffrent en silence. Au contraire, tous les espoirs leur semblèrent permis quand ils virent s’avancer sur la voie de l’ahimsâ un homme comme eux, avec les mêmes faiblesses. »

 

Je ne porte pas de jugements sur le monde et ses méfaits. Etant moi-même imparfait et ayant besoin de tolérance et de charité, je tolère à mon tour les défauts du monde jusqu’à ce que je trouve ou ménage le joint qui me permettra d’y porter un remède. »

 

 

  Corse Porto

1, 2,3 BOHNEUR

Lundi 01 Février 2010 à 08:43

Publié par renal dans Extraits de livres

EXTRAIT DU LIVRE 1, 2,3 BOHNEUR ! « Le bonheur en littérature »

 

« Celui qui n’est pas capable de faire son bonheur avec la simplicité ne réussira que rarement à le faire, et à le faire durable, avec l’extrême beauté. 

Le bonheur habite le présent, et le plus quotidien des présents. Il faut dire : « J’ai ceci, j’ai cela, je suis heureux ». Et même dire : « Malgré ceci, malgré cela, je suis heureux.

Les éléments du bonheur sont simples et gratuits, pour l’essentiel.

Il n’est pas de condition humaine, pour humble ou misérable qu’elle soit, qui n’ait quotidiennement la proposition du bonheur : pour l’atteindre, rien n’est nécessaire que soi-même. »

(La chasse au bonheur de JEAN GIONO)

 

« Il faut être, pour être heureux, s’être défait des préjugés, être vertueux, se bien porter, avoir des goûts et des passions, être susceptible d’illusions, car nous devons la plupart de nos plaisirs à l’illusion, et malheureux est celui qui la perd. Loin donc de chercher à la faire disparaître par le flambeau de la raison, tâchons d’épaissir le vernis qu’elle met sur la plupart des objets ; il leur est encore plus nécessaire que ne le sont à nos corps les soins et la parure »

(Discourt sur le bonheur  Madame DU CHÂTELET)

 

« Mon bonheur est  d’augmenter celui des autres. J’ai besoin du bonheur de tous pour être heureux.

Il m’a depuis longtemps paru que la joie était plus rare, plus difficile et plus belle que la tristesse. Et quand j’eus fait cette découverte, la plus importante sans doute qui se puisse faire durant cette vie, la joie devint pour moi non seulement (ce qu’elle était) un besoin naturel mais bien encore une obligation morale. Il me parut que le meilleur et plus sûr moyen de répandre autour de soi le bonheur était d’en donner soi-même l’image, et je résolus d’être heureux. »

(Les Nouvelles Nourritures, ANDRÉ GIDE)

 

« La bonne humeur a quelque chose de généreux ; elle donne plutôt qu’elle ne reçoit. Il est bien vrai que nous devons penser au bonheur d’autrui ; mais on ne dit pas assez que  ce qui nous aiment, c’est encore d’être heureux.

Il me semble que les plaintes sur soi ne peuvent qu’attrister les autres, c'est-à-dire en fin de compte leur déplaire, même s’ils cherchent de telles confidences, même s’ils semblent de plaire à consoler. Car la tristesse est comme un poison ; on peut l’aimer, mais non s’en trouver bien ; et c’est toujours le plus profond sentiment qui a raison à la fin.

Tout homme et toute femme devraient penser continuellement à ceci que le bonheur, j’entends celui que l’on conquiert pour soi, est l’offrande la plus belle et la plus généreuse. »

(Propos sur le Bonheur ALAIN)

 

(Le reste du livre, se sont de très beaux textes littéraires sur le bonheur trop long pour mettre ici.)

  

D’ANSELM GRÜN

Dimanche 31 Janvier 2010 à 12:51

Publié par renal dans Biographie divers philosophe et ecrivain

BIOGRAPHIE D’ANSELM GRÜN

 

Ayant lu beaucoup de livres d’Anselm Grün, je voudrais partager avec vous cette biographie.

 

Itinéraire de l'auteur

Anselm GRÜN est né en janvier 1945 au nord de la Bavière, entre Francfort et Wurtzbourg, dans une famille d'artisan. Appartenant à la génération de l'immédiat après-guerre, le jeune Anselme a fait ses études dans un lycée de Munich où il apprit l'anglais (il est en zone d'occupation américaine) et dès l'âge de dix-neuf ans, il entre à l'abbaye de Münsterschwarzach, de la congrégation bénédictine de Sankt Ottilien, ouverte aux missions de l'intérieur et de l'extérieur et qui regroupe une dizaine de monastères, uniquement en Allemagne.

Faisant partie d'une promotion de novices nombreux, Anselme GRÜN manifeste beaucoup d'enthousiasme dans la découverte des maîtres spirituels de saint Benoît et, en particulier, d'Origène, d'Évagre le Pontique et de Cassien. Ses supérieurs l'envoient à Rome où, durant quatre années, il s'initie à la philosophie et à la théologie.

Une pédagogie

Ce bénédictin infatigable, qui a incontestablement le sens du contact, possède un art de présenter les problèmes de théologie et de spiritualité, de telle sorte que croyants ou non, chrétiens ou non, se reconnaissent dans son langage.

Pour résumer, je dirais que la base de son discours lui est fournie par la Bible, lue et réinterprétée de façon existentielle ainsi que par la tradition monastique. Après tant d'autres, mais de façon assez originale, il s'inspire d'Origène dont il a lu l'Exégèse spirituelle, d'Évagre le Pontique (346-399), contemporain de Grégoire de Nazianze et de Jean Chrysostome, de Jean Cassien, autant de maîtres spirituels de saint Benoît. Et il agrémente ses démonstrations de citations puisées dans les apophtegmes, anecdotes qui mettent en scène un ancien interrogé par un jeune moine

 

Spiritualité d'Anselme Grün

 

Depuis plus de vingt ans, l'auteur présente inlassablement les aspects positifs de la tradition chrétienne : il souligne l'importance de la liberté intérieure, la possibilité de s'assumer soi-même et de nourrir sa vie aux sources de la foi chrétienne.

Si Anselme GRÜN passe pour un optimiste à toute épreuve, il montre, à l'envi, qu'il n'est pas dupe des turpitudes de l'âme humaine. Et il réussit ce tour de force de proposer de façon assez récurrente une présentation de ce que les moines de l'école de Cassien et de ses prédécesseurs (en particulier Évagre le Pontique) ont appelé les logismoi et qui, dans notre catéchisme, sont devenus la liste des sept péchés capitaux « souvent moralisateurs ». Ces logismoi, divisés en trois groupes, souvent repris par les moralistes, à savoir la concupiscence, l'irascibilité et la vaine gloire, une fois dépoussiérées, deviennent, sous la plume de GRÜN, des affects, des pulsions, des émotions, qui peuvent nous empêcher d'atteindre à la paix de l'âme.

(P. Charles Chauvin, extrait du journal « Esprit de Vie » n°88)

 

Réponses d'élèves de primaire à un examen de français

Jeudi 28 Janvier 2010 à 12:19

Publié par renal dans MOTS D'ENFANTS

Réponses d'élèves de primaire à un examen de français.
Il paraît que c'est véridique.


1. Dans la phrase ''Le voleur a volé les pommes'', où est le sujet ?
- En prison.


2. Le futur du verbe ''je baille'' est... ?
- je dors.


3. Que veux dire l'eau ''potable'' ?
- C'est celle que l'on peut mettre dans un pot.


4. Qu'est-ce qu'un oiseau migrateur ?
- C'est celui qui ne peut se gratter que la moitié du dos.


5. Que faire la nuit pour éviter les moustiques ?
- Il faut dormir avec un mousquetaire.


6. À quoi sert la peau de la vache ?
- Elle sert à garder la vache ensemble.


7. Pourquoi le chat a-t-il quatre pattes ?
- Les 2 devant servent à courir, les 2 derrière à freiner.


8. Quand dit-on ''chevaux'' ?
- Quand il y a plusieurs chevals



9. Qui a été le premier colon en Amérique ?
- Christophe.


10. Complétez les phrases suivantes :
*À la fin les soldats en ont assez...
- ...d'être tués.

*Je me réveille et à ma grande surprise...
- ...je suis encore vivant.

*La nuit tombée...
- ...le renard s'approcha à pas de loup.


11. Pourquoi les requins vivent-ils dans l'eau salée ?
- Parce que dans l'eau poivrée, ils tousseraient tout le temps.

 

(Merci Fazo)

Un peu de douceur

Mercredi 27 Janvier 2010 à 12:42

Publié par renal dans Citations en images

 
                                                                
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